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 Profession : transporteur de fonds

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MessageSujet: Profession : transporteur de fonds   Lun 31 Mar 2008 - 9:59

Bien que récent au Maroc, le transport sécurisé de fonds connaît un développement considérable. Quotidiennement, des milliards de dirhams sont convoyés par des fourgons blindés.

Profession : transporteur de fonds

Hassan Soufi, 36 ans, a passé cinq ans de sa carrière dans une société, Group4 Securicor (G4S), qui exerce diverses activités de gardiennage dont le transport de fonds. Recruté en 2000 comme chauffeur, il est aujourd’hui à la tête d’un service qui gère tout le parc auto de la société, y compris les véhicules qui servent au transport de fonds. Il a également exercé le métier de convoyeur au cours duquel il a eu à transporter des valises et des sacoches pleins d’argent liquide. «Ce métier ne peut être exercé que par des personnes disposant de fortes conditions physiques, car c’est un métier difficile et extrêmement exigeants», explique-t-il.
Pour être convoyeur, il faut remplir une multitude de conditions: outre l’aspect physique qui doit refléter une force impressionnante, le candidat doit justifier une formation minimale équivalente au baccalauréat, être marié, âgé au moins de 28 ans, avoir une expérience probante dans le métier de la sécurité et du gardiennage.
Mais, surtout, il ne doit pas avoir d’antécédents judiciaires. «Cette série de critères n’est pas exagérée puisqu’elle se justifie par l’importance de la responsabilité qui incombe au convoyeur de fonds», estime Hassan. Lui-même grand de taille avec une corpulence massive, son travail consistait à réaliser des convois généralement entre les banques commerciales et Bank Al-Maghrib ou entre les banques elles-mêmes à bord d’un véhicule blindé fabriqué à l’étranger pour l’usage exclusif de cette activité.
Mais, comme il s’agit d’une marchandise spéciale, en l’occurrence l’argent, les procédures de transport sont strictes, pointilleuses et difficiles à contourner. «Une simple erreur peut coûter cher à la société et, par conséquent, au client», reconnaît Hassan. Il ajoute: «Pour transporter l’argent, nous employons généralement des valises blindées équipées d’un système de fermeture très sophistiqué. Mais, il y a mieux que ça. En effet, tous les véhicules sont équipés par un système dit GPS (Global positioning system) dont le rôle consiste à relier l’équipage avec une cellule de contrôle qui se trouve dans le siège de l’entreprise. Ce système permet de localiser géographiquement tous les engins et de suivre leurs mouvements point par point.»

Quentin Loont Jens, dirigeant de G4S.

Toujours habillé en uniforme spécialement conçu pour ce métier, le convoyeur doit faire face à une lourde responsabilité : il doit veiller à la sécurité de l’équipage pour ramener l’argent à bon port. Par contre, «les convoyeurs de fonds ne sont pas autorisés par la loi à porter des armes», explique, pour sa part, Quentin Loont Jens, le patron de Hassan qui dirige la société G4S, filiale marocaine d’un groupe international présent dans plusieurs pays d’Europe, d’Asie et d’Afrique. Mais, il ne le regrette pas pour autant. Le port d’armes n’est pas nécessaire, selon lui, dans la mesure où cette activité est régie par un ensemble de procédures de sécurité pouvant protéger la marchandise contre tout risque d’attaque. «Des attaques, il y en a eu certainement au Maroc, mais elles ne sont pas aussi nombreuses ni aussi spectaculaires que celles qui ont lieu à l’étranger», ajoute le patron du groupe G4S.
Si le transport de fonds n’existe au Maroc que depuis 1997, on assiste, aujourd’hui, à une explosion considérable de cette activité, devenue en quelques années le canal par lequel transitent environ 5 milliards de dirhams par jour. Cela s’explique par deux faits majeurs: d’abord une activité bancaire qui se développe, d’année en année, grâce à la naissance de grands groupes financiers et ensuite des sociétés étrangères qui investissent au Maroc dans les secteurs les plus producteurs de cash : la distribution. Exemples de ces sociétés de distribution : la Redal, Lydec et Marjane. Avec cette abondance de liquidités, les opérateurs ne sont plus en mesure d’assurer eux-mêmes leur transport, faute de moyens adéquats et de savoir-faire dans ce domaine. Ils confient, donc, cette tâche à des professionnels internationaux, notamment Brink’s et Group4Securicor (G4S). Ces deux sociétés étrangères se partagent le marché avec 50% chacune. Mais, la différence qui existe entre les deux, c’est que Brink’s fait du transport de fonds son activité exclusive, tandis que son concurrent direct exerce d’autres activités notamment le gardiennage, la sécurité et la surveillance.

Cette activité est-elle réglementée au Maroc? «Oui et non», répond le directeur de G4S. Il s’explique: «Elle n’est pas réglementée parce que le transport de fonds n’est pas régi par un texte de loi spécifique. Il est soumis à la loi sur le transport en général. Par contre, un seul aspect de cette activité est soumis à une loi contrôlée par Bank Al-Maghrib. Il s’agit de l’activité de tri et de comptage des fonds». En effet, la banque centrale a autorisé les transporteurs de fonds, d’abord G4S, il y a quelques années, et très récemment Brink’s, à procéder au tri et au comptage des billets transportés. Chose pour laquelle les opérateurs n’étaient pas autorisés auparavant. Pour cela, Brink’s vient de créer une filiale dédiée à cette nouvelle activité. Son rôle consiste à compter l’argent, vérifier la qualité des billets, et remettre ceux qui sont défectueux à Bank Al-Maghrib. Selon un spécialiste, «c’est un moyen de connaître le volume d’argent qui circule, mais aussi de combattre la falsification de la monnaie». Seulement, les deux activités sont indépendantes l’une par rapport à l’autre. «Les personnes qui travaillent dans le convoyage de l’argent ne sont pas les mêmes qui font le tri et le comptage des billets», assure Quentin Loont Jens. Ce dernier reste cependant très discret sur le volume d’argent transporté et compté par sa société. Néanmoins, il révèle que l’activité de transport de fonds procure à G4S un chiffre d’affaires de plusieurs dizaines de millions de dirhams.
Hassan Soufi, lui, n’a pas manqué de souligner le danger du métier de transporteur de fonds malgré l’existence d’une technologie hyper sophistiquée. «Les attaques à main armée sont toujours possibles dans cette activité, tout comme dans celle de gardiennage», regrette-t-il.

Source : maroc-hebdo.press.ma
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