Sécurité Privée FORUM - Le forum de référence (2006 - 2017)


 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Le groupe de sécurité Sud-africain G4S au centre des paradoxes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Administrateur
FONDATEUR
avatar

Masculin
Age : 45
Région : Rhône Alpes

Société : Education nationale - Formation Conseil Audit
Emploi : Maître auxiliaire du 2ème degré en CAP AS & BAC PRO Métiers de la Sécurité - MC Sûreté des espaces ouverts au public - Formateur Titres pro A2SP et AQSP, SSIAP 1 et 2, CQP APS, Tronc commun CQP APS ASA... Jury en CAP AS & VAE CAP AS_BP ATPS

Formations : Formation de formateur via le CAFOC (Centre Académique de FOrmation Continue)
Date d'inscription : 02/09/2006
Nombre de messages : 23656

MessageSujet: Le groupe de sécurité Sud-africain G4S au centre des paradoxes   Mar 31 Mar 2009 - 7:42

Le groupe de sécurité Sud-africain G4S au centre des paradoxes : Son personnel en totale insécurité

Le groupe de sécurité G4S, une société sud-africaine, assurant la sécurité du personnel diplomatique des Etats-Unis d’Amérique et d’autres représentations consulaires au Mali, y compris les organismes internationaux, se trouve en ce moment au centre d’une controverse : ses 270 employés Maliens se trouvent en totale insécurité affectant du coup la mission qui leur est dévolue.

Dans nos précédentes parutions, nous attirions l’attention de l’opinion publique sur cette affaire. Rappel des faits :

SSI-Mali est une, ou du moins, était une société de gardiennage créée en 2002. Mais au mois d’avril dernier, il changea de statut et de mains en se faisant racheter par une société sud africaine, du nom de G4S et évoluant dans le même secteur. Rien de mal. Cette cession ne s’effectua malheureusement pas sans douleur surtout pour les 270 employés maliens aujourd’hui injustement menacés de chômage et subissant les courroux du Directeur commercial, M Renny HAGEMAN celui là même qui a été relevé de ses fonctions par le promoteur de la société 551 -Mali pour mauvaise gestion et ramené aux affaires par le nouvel acquéreur dans des conditions plutôt nébuleuses.

Tout allait bien pour la société SS-Mali avant que son Directeur Renny Hageman ne se rende coupable de pratiques peu orthodoxes qui lui ont valu d’être relevé de ses fonctions par le promoteur. Intervient alors la société G4S qui se proposa de racheter ce qui restait encore de la société après que son Directeur R. Hageman ait sévi. Il se trouve, comme par hasard, que le nouvel acquéreur a de nombreuses accointances avec M. Hageman, remercié pour mauvais services.

La preuve : profitant d’un prétendu congé, le nouveau directeur de G4S se fit remplacer par M. Hageman, le présumé responsable de la gabegie qui conduit à la cession SS­Mali à un nouvel acquéreur. Une fois revenu aux affaires, il s’appliqua à faire payer aux travailleurs qui, à son entendement, se sont opposés à son diktat au sein de SSI-Mali désormais devenu G4S. Il les menace de licenciement et certains sont d’ores et déjà suspendus.

Quel crime ces employés auraient donc commis ? Ils ont tous simplement revendiqué l’application de la convention collective signée depuis maintenant des lustres et jetée dans les oubliettes; le respect de leurs droits; demandé une amélioration des conditions de travail; exigé des explications sur un cas d’accident qui aurait coûté la vie à un candidat au recrutement...

Les graves crimes de lèse-majesté qu’ils auraient commis sont d’avoir émis le souhait de créer une commission, patronat-travailleurs, afin d’éclaircir tous les malentendus et de prendre part aux négociations avec le nouvel acquéreur de la société. Ils n’en seront ni impliqués, ni informés. Ils constatèrent un matin que leurs nouvelles tenues de travail portaient une autre inscription que celle de SSI-Mali.

N’était-ce pas leur droit le plus absolu de chercher à connaître leur nouvel employeur et savoir par conséquent de quoi demain sera fait ? Pour toute réponse, la Direction les renvoya à la société de placement, SAER, à l’origine de leur recrutement. Le syndicat dirigé par le sieur Habib Sissoko, lui, a déjà pris cause et effet pour le patronat lâchant du coup les travailleurs. Ces derniers saisirent finalement l’Inspection de travail et la centrale syndicale (l’UNTM) à laquelle ils sont affiliés. Siaka Diakité prit ses responsabilités en appelant l’employeur à la modération et au respect des engagements et des textes…

Le Directeur Renny Hageman fait en ce moment la pluie et le beau temps au niveau de la société, menaçant les uns, congédiant les autres et faisant régner la psychose chez les travailleurs lesquels ont désormais perdu tout enthousiasme. Quant à l’acquéreur lui-même en personne, il a disparu comme par enchantement. Le plus gros risque que connaît aujourd’hui l’entreprise est la perte de sa crédibilité, et par conséquent, de sa clientèle laquelle n’est plus rassurée par un comportement de plus en plus décrié et une direction de plus en plus contestée par les employés.

De mal en pis
L’on ne sait ce qui adviendra du sort de certains membres du personnel, à savoir, les Shift commander Diakalia Traoré, le formateur Ibrahima Diarra «Brillant» poussés à la retraite avant l’échéance, les superviseurs Bakary Kaba - Randane Faradji et bien d’autres éléments du service, tous victimes de la purge consécutive à la réclamation de droit de transfert du personnel lors de la session de la société d’appartenance au groupe de Sécurité Sud Africain (G4S).

A l’époque les transactions effectuées dans une extrême opacité, n’avait été portée au public qu’à travers une correspondance de la société partenaire de SSI-Mali. La SAER, attestant le manque de transparence dont fut entourée ladite session (un document établi par les soins de la commission des travailleurs, assisté par le comité syndical) avait dès lors entrepris les réclamations dont l’épilogue fut l’exclusion programmée des contestataires de la commission sous des prétextes fallacieux.

A se demander si les exclus ont droit aux paiements de transfert, puisque tous étaient présents dans les rangs lors des conclusions de la session. Restaient seulement les détails techniques. Bien que sous gérance du nouvel acquéreur depuis juillet 2008, utilisait le personnel sous uniformes SSI-Mali. Aussi s’interroge-t-on sur le refus d’intégrer les exclus (mesure de licenciement) malgré l’opposition de l’Inspecteur du Travail et de la section centrale syndicale (UNTM).

Aujourd’hui, l’enthousiasme n’est plus à l’ordre du jour et l’efficacité du service risque d’en pâtir. Ce qui n’est pas une bonne publicité pour ses responsables. A suivre !

T’ji Diarra
source : aurore
Revenir en haut Aller en bas
http://www.fabricepierre-photographe.com
 
Le groupe de sécurité Sud-africain G4S au centre des paradoxes
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sécurité Privée FORUM - Le forum de référence (2006 - 2017) :: LES INFOS DE LA PROFESSION :: La sécurité privée à l'étranger-
Sauter vers: