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 Une nouvelle "taupe" chez Securitas

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MessageSujet: Une nouvelle "taupe" chez Securitas   Lun 8 Sep 2008 - 14:40

Une nouvelle "taupe" chez Securitas

Une employée de Securitas a été chargée d'inflitrer l'association AntiRep.[TSR]
Un nouveau cas d'infiltration secoue Securitas 3 mois après la révélation d'une taupe chez Attac pour le compte de Nestlé. Selon «Mise au Point» de la TSR, une autre agente de la société se serait mêlée au groupe AntiRep entre 2003 et 2005.

«Temps présent » révélait en juin dernier qu'une employée de Securitas avait espionné, sur mandat de Nestlé, le groupe Attac Vaud. L'affaire avait fait scandale et Attac Vaud avait déposée plainte (voir ci-contre). Mais selon «Mise au point» diffusé dimanche, l'entreprise de sécurité a infiltré d'autres groupes, pas seulement en Suisse romande mais également à l'échelon national.

Les explications de Maria Blasco - 8 septembre, Journal du matin.
Ainsi à Lausanne, après Attac, le groupement AntiRep, qui fonctionne comme une permanence juridique pendant les manifestations pour protéger les éventuelles victimes de répression policière, aurait également été infiltré par une taupe entre l'automne 2003 et le printemps 2005. Le commanditaire de l'opération n'est pour l'heure pas connu.
Une certaine Shanti...
AntiRep a en effet appris, dans le cadre de l'affaire Attac, qu'une de leurs membres, une certaine Shanti, avait infiltré différents groupes. Le mouvement a alors recoupé différentes informations pour confondre l'employée Securitas.

Celle-ci, tout comme la société qui l'emploie, n'a pas voulu s'exprimer sur cette nouvelle affaire. Securitas a toutefois confirmé que cette femme était bien une de ses employées.

Le groupe anti-répression de Lausanne et le collectif des fichés devrait annoncer lundi le dépôt d'une plainte.
Reithalle aussi infiltrée
Selon «Mise au Point», le réseau de Securitas ne touche pas que la Suisse romande. La Reithalle à Berne, haut lieu des mouvements altermondialistes et alternatifs, aurait aussi été infiltrée par la même «Shanti» lors des réunions nationales des groupes AntiRep.

L'entreprise privée Securitas est présente partout en Suisse, dans les trains, les stades ou la garde de requérants d'asile. Elle emploie plus de 8000 personnes dans notre pays, en Europe et dans le monde entier.

Christine Talos avec Christian Karcher
Compléments: ats/bri

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MessageSujet: Re: Une nouvelle "taupe" chez Securitas   Mar 9 Sep 2008 - 13:06

La taupe de Securitas, une humanitaire devenue espionne

PORTRAIT | La mystérieuse jeune femme ayant infiltré le Groupe antirépression pour la société Securitas est une ancienne baba cool qui vote UDC.

Sa vraie identité circule sur Internet. Fanny Decreuze, la taupe de Securitas qui a infiltré le Groupe antirépression de Lausanne (GAR) et les milieux altermondialistes entre 2003 et 2005, figure déjà dans Facebook comme «espionne», faisant un «sale boulot» mais aimant bien fouiller.
Aux personnes qu’elle côtoyait alors, elle se présentait sous le nom de Shanti Muller. Elle racontait venir d’une famille de coopérants français, avoir été scolarisée chez les bonnes sœurs et avoir appris le maniement des armes à Djibouti. Elle se serait enfuie en Inde avec son amoureux tatoueur, y aurait fait du travail humanitaire avant de se faire expulser pour avoir trafiqué des visas. Tout n’est pas faux dans ce portrait de couverture.

Un élan humanitaire
Fanny Decreuze, âgée aujourd’hui de 33 ans, a vraiment vécu en Inde et n’a donc pas choisi innocemment le prénom de Shanti. Née dans la région nyonnaise, où elle a fait ses écoles, elle s’était déjà fait remarquer en tant qu’adolescente, lorsqu’elle lança toute seule une opération humanitaire de collecte de matériel médical dans des centres commerciaux. Une initiative de gamine qui l’avait conduite peu après à fonder une association caritative, Back to Life, pour soigner des lépreux et scolariser des enfants de la rue à Varanasi, l’ancienne Bénarès. A 21 ans, cette jeune femme volontaire et d’un caractère bien trempé, affrontait la misère au quotidien et partageait sa vie entre de longs séjours aux côtés des mendiants et parias de l’Inde et des retours en Suisse pour récolter des fonds et revoir sa famille.

Elle-même avait vécu des déchirements, avec le départ de son père et la perte de son frère aîné, tué dans un accident de la route. A son retour en Suisse, cherchant sa voie, la jeune fille a montré un intérêt marqué pour l’autodéfense, le tir et les chiens de combat. Alors qu’elle entrait chez Securitas comme agent de sécurité, son pitbull, dressé avec soin, amadouait les enfants et les familles de son quartier.

A 24 ans, elle intégrait directement la filière des gardes armés. «Avec ce que j’ai vécu en Inde, mon patron a pensé que je pouvais affronter une certaine réalité, que j’étais apte à réagir sans stress», avait-elle témoigné dans nos colonnes en 1999, dans un article sur les jeunes qui s’engagent dans l’aide humanitaire. Si elle avait choisi ce job chez Securitas, c’est parce qu’elle pouvait l’exercer de «façon indépendante et totalement différente».

D’un physique solide, maligne et débrouille, elle avait apparemment tous les atouts pour monter en grade. Ayant fréquenté l’Institut de lutte contre la criminalité de Neuchâtel, elle a suivi plusieurs formations en Suisse et à l’étranger, notamment en Israël. Spécialiste en intelligence économique, elle a été recrutée au sein d’Investigations Services en 2003, comme d’autres agents et anonymes, pour des missions d’infiltration en vue du G8.

Elle refuse tout commentaire
Pour les habitués qui la voyaient en tenue de baba cool au Paléo Festival en tant que bénévole, il n’était guère étonnant de la revoir quelques années plus tard joint au bec et pantalon paramilitaire, dans une manifestation altermondialiste. Comme ce fut le cas le 28 juin 2004, lorsqu’elle participait à leur regroupement devant le Tribunal de Nyon lors du fameux procès du pont de l’Aubonne, jugeant le policier qui avait coupé la corde d’un militant suspendu sous l’autoroute. Elle n’est devenue responsable d’Investigations Services que quand Securitas s’est séparé de son chef et changeait d’orientation.

Plus récemment, on a vu Fanny Decreuze participer activement aux campagnes de l’UDC de La Côte ouest, en soutenant notamment la candidature de Guy Parmelin au Conseil des Etats. «Notre parti n’a rien à voir avec son activité de renseignement. Elle nous a rejoints il y a deux ans seulement», confirme son président Gabriel Poncet, qui avoue avoir songé à la mettre sur la liste pour le Grand Conseil.

Contactée à l’étranger, où elle s’est mise au vert, Fanny Decreuze se refusait hier à tout commentaire. Elle dit être soumise à une interdiction juridique de s’exprimer.

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Nouvelle plainte
Dégoûtés et indignés, mais pas surpris. Hier, les militants du Groupe antirépression Lausanne (GAR) ont annoncé qu’ils allaient porter plainte contre Securitas. La veille, l’émission Mise au point de la TSR révélait que leur mouvement recensant les cas de violence policière avait été infiltré, entre 2003 et 2005, par une espionne de la société de sécurité.

Sous le faux nom de Shanti Muller, l’espionne s’est mêlée au GAR et s’y est intégrée grâce à sa mobilisation. «Elle jouait aussi beaucoup sur le registre de l’amitié», explique une membre du groupe. «La taupe» a participé à de multiples réunions, notamment de préparation de l’anti-G8. Elle était présente au village alternatif pendant le sommet et à des manifs antivivisection. La liste est longue.

Comment une telle imposture a-t-elle été possible? «Nous n’avons peut-être pas été assez paranos, juge une membre
du GAR. Après le G8, beaucoup de militants ont voulu rejoindre le mouvement. Nous lui avons fait une place. Ce n’était pas des séances publiques. En participant à nos réunions, notamment comme caissière, elle a pris connaissance de données confidentielles concernant des témoignages de victimes de brutalités policières.» Des doutes sont apparus au moment où l’espionne s’est brusquement distanciée du groupe, en 2006.

Le GAR questionne l’implication des forces de l’ordre dans cette affaire. Démenti des intéressés. «La police cantonale ne mandate jamais Securitas ou une autre société privée pour ce genre de missions», assure Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police vaudoise. Cette dernière n’aurait pas non plus eu connaissance de l’infiltration du GAR, pas plus qu’elle n’aurait reçu de renseignement par ce biais. A la police fédérale, on explique que Securitas n’est pas un partenaire pour ce type de mission. Jean Lob, avocat du GAR, invoquera lors du dépôt de plainte l’atteinte à l’honneur, l’infraction à la Loi sur la protection des données et l’escroquerie. Le juge d’instruction devra déterminer qui est le mandataire de Securitas. (Martine Clerc)

Source : tribunedegeneve
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MessageSujet: Re: Une nouvelle "taupe" chez Securitas   Mer 10 Sep 2008 - 0:25

Un petit air des années avant 1983; ou les sociétés de sécurité privés était des officines du SDECE, DST, et RG. ( enfin les retraités), ou de certains parties politiques... :jereflechi4:
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